Exemple d’accompagnement à la rédaction et mise en place d’accords de méthode sur les Risques Psychosociaux (RPS) dans une entreprise qui exerce une activité commerciale de livraison.

 

En 2013, cette entreprise a fait appel à Anthropie afin de réaliser et mettre en place des accords sur les Risques Psychosociaux de ses salariés.

L’activité  de l’Entreprise est étudiée. Son secteur d’activité, sa taille, ses différents emplacements, le nombre de ses usines, la masse salariale et sa répartition. Cette vision d’ensemble, nous permet de contextualiser la demande. Nous pouvons ainsi déterminer à quelle étape du processus se situe l’entreprise. Un diagnostic de pénibilité a t’il déjà été fait ? Existe t’il des accords RPS antérieurs ? Quelle est l’implication de l’entreprise dans cette démarche d’amélioration des conditions de travail de ses salariés ?

 

L’entreprise souhaite également aller plus loin dans la mise en place d’une démarche globale, pérenne et structurante concernant la prise en charge des conditions de travail.

Nos échanges avec la responsable des affaires sociales et du responsable HSE nous ont amenés à proposer un diagnostic « multi sites » afin de déterminer plus spécifiquement les sources et déterminants de RPS. En parallèle, une approche macro nous a semblé judicieuse afin d’évaluer les risques pour l’ensemble des salariés via un questionnaire induisant la notion d’indicateur et baromètre pour l’entreprise, validé scientifiquement et reconductible par l’établissement.

 

Grace à ces amorces que sont le diagnostic et le questionnaire, nous avons proposé un plan d’action comportant quatre points d’actions clés répondant aux enjeux de l’entreprise et au périmètre défini :

 

Notre démarche : Déroulement de l’intervention en cinq phases

 

L’intervention ergonomique sur les risques psycho-sociaux vise à comprendre le travail pour pouvoir le transformer. Cela implique une démarche participative des différents acteurs de l’entreprise. Il est essentiel d’appliquer une méthodologie qui permette de comprendre les différents aspects du travail. Il est aussi indispensable de créer les espaces où les transformations nécessaires pourront être décidées et opérationnalisées.

 

Une phase de construction sociale de l’intervention

 

Constitution du comité de suivi de projet

Objectifs:
  • Présenter les modalités d’intervention (méthodologie, logistique)
  • Valider le planning d’intervention
  • Fixer la nature des livrables attendus
  • Lancer la collecte de documents nécessaires à l’analyse auprès des différents membres
  • Lancer les modalités de la passation des questionnaires
  • Définir les modalités d’information des salariés sur la démarche d’intervention

 

Une phase de mise en place du questionnaire

 

Objectifs :
  • Apporter un regard sur la perception de l’ensemble des salariés du groupe par rapport au risque psychosocial
  • Apporter des points de repérages complémentaires aux diagnostics terrains.
  • Introduire la notion d’indicateur de suivit du risque psychosocial

 

Une phase de diagnostic des risques psychosociaux : l’état des lieux et identification des axes de travail pour la prévention des RPS

 

       Objectifs :
  • Identification et bilan des facteurs de risques dans chaque secteur identifié
  • Partage des éléments de diagnostic avec le comité de suivi d’intervention
  • Présentation des axes de travail pour la prévention des RPS

 

Une phase de co-construction du plan d’action  

 

     Objectifs :
  • Arbitrages sur les actions à mettre en place pour la prévention des RPS avec le comité de suivi

             Arbitrages quant à l’opérationnalisation du plan d’action

 

Une phase d’accompagnement à la mise en œuvre de l’accord

 

Une fois les problématiques RPS éclairées du point de vue du travail et l’opérationnalisation du plan d’action instruite, les ergonomes accompagnent le COPIL pour le suivi de la mise en œuvre du plan d’action et la rédaction de l’accord. Un suivi méthodologique est mis en place pour le développement et le pilotage des actions.

 

L’élaboration et la mise en œuvre des plans d’actions se structureront autours des trois axes majeurs suivants :

referentiel

 

L’objectif étant d’introduire une logique structurante à la démarche de gestion des conditions de travail et facile à positionner pour l’entité. Ainsi la démarche de prévention des risques psychosociaux devra s’appuyer et intégrer les actions de préventions des risques déjà mis en place. En effet, il est important de garder une trame commune pour l’entreprise.

 

Objectifs :
  • Prise en main de la prévention du risque psycho-social par le COPIL et accompagnement à la mise en œuvre de la démarche préventive sur la base du plan d’action..

 

Pour répondre à la demande de mise en place de démarche pérenne de l’entreprise, nous avons proposé la construction d’un dossier visant à la labélisation de  l’entreprise par «  Démarche T ».

 

 

Démarche T est un Label de certification, qui vise à valoriser l’implication des entreprises dans la construction d’une démarche pérenne de prévention du risque et de gestion des conditions de travail. (www.demarche-t.fr). La Démarche T est un label de garantie pour l’employeur, les salariés et les clients, elle propose un accompagnement global en rassemblant les différents acteurs de l’entreprise et structure la démarche de prévention et d’amélioration des conditions de travail. L’obtention du label « Démarche T » est un gage d’engagement et d’investissement dans l’écologie humaine.

 

Anthropie